Voici des auteurs. Voici un acteur.
Tendez l’oreille... Entendez-les...
Vous pouvez même fermer les yeux, pour le plaisir d’être ensemble, de mettre le plaisir en commun…



La Gazette est un prophète, un "pape des escargots", éternel, feignant et mendiant. Gilbert, fils de paysans, se découvre sculpteur au grand désespoir de son père. Ces deux belles âmes, à l’écart de leurs contemporains s’aventurent dans les détours des sentes et des grandes avenues,pour mener une vie de poètes.



…Ah ! Ah ! te revoilà devant moi toute nue ~ Captive adorée toi la dernière venue ~ Tes seins ont le goût pâle des kakis et des figues de Barbarie ~ Hanches fruits confits je les aime ma chérie ~ L’écume de la mer dont naquit la déesse ~ Évoque celle-là qui naît de ma caresse…



Quand la mère découvre la civilisation, le fils s'émeut et nous émeut franchement, non pas des merveilles de la technologie et du monde moderne, mais de l'humanité de celle qui l'a fait. C'est l'histoire d'un drôle de décalage, où la mère de Chraïbi ressemble étonnamment à la mienne et sans doute à la vôtre.



Les rires grinçant, de ces récits à peine naïf, viennent troubler la tranquillité de tout un chacun, car tout vaut mieux que le renoncement des cheptels humains qui attendent sagement, parfois avec impatience, devant les portes des abattoirs…



L’employeur de Bartleby était un homme de loi qui appréciait le calme et la régularité.
Au commencement , Bartleby était un employé modèle et assidu. Ce copiste recopiait très bien les copies à recopier... jusqu'à ce qu'il aime mieux ne pas le faire.



Durant toute sa vie d'ouvrière, Nicole tente de garder sa dignité de femme, elle résiste, mais l'usine lui colle à la peau comme une armure. Les mots ne peuvent s'échapper, alors, son fils prend la plume, et arrache à sa mère le témoignage d'une existence rompue par la mécanique des machines.



C’est une de ses dernières œuvres, la plus étrange. Résolument engagé, elle préfigure l’arrivée des surréalistes. Gwynplaine est un enfant-monstres. Une cicatrice lui fait un sourire. Hugo va donner grâce à cette balafre les couleurs du pouvoir.


Comme un témoignage brut, six semaines avant son exécution, un condamné à mort, écrit son quotidien. Ses angoisses, ses souffrances et ses dernières pensées, constituent un des plus beau réquisitoire contre la peine capitale.



Dans ce roman, l'or et l’argent sont les puissances sournoises qui s’immiscent dans les êtres et recouvrent leurs vies. Eugénie, fille du riche Grandet est donc très convoitée. Pourtant au désespoir de tous, elle s’éprend d’un homme qui a le mauvais goût d’être sans le sou.





Elle se reconnait écrivain et en revendique le statut, et c'est en tant que femme qu'elle entend se situer et s'exprimer. Et son oeuvre nous trouble... nous trouble... tellement.


Quelques troubadours au Moyen-âge décident de dépoussiérer, le traditionnel chant courtois et inventent le contre-texte. Leurs oeuvres humoristiques et profondes, nous laissent entrevoir la liberté de ton de l'époque.


C'est un polar rural dans la vieille ferme des Santoire. Le temps s’est éteint. " Les morts sont dans la maison, dans ses murs et dans son air..." Marie, scrute derrière sa fenêtre, se souvient de l'assassinat de l'Alice, fixe l’interminable famille des voisins où tout foisonne ! Marie-Hélène Lafon. Dans une écriture économe, envoûtante et précise raconte les paysans d'aujourd'hui.


Grivois et malicieux, le bon Rabelais donne toute la démesure du géant Gargantua et de son passage sur notre belle terre.



En fin observateur de la nature et de l'humain, l'écrivain-voyageur nous transmet son journal de route qui donne le goût des autres, le goût de la liberté. A haute voix, ses écrits reprennent ainsi les chemins.